NB. - Si tratta di una serie di articoli
pubblicati sulla rivista francese "Le Monde de la Mer".
Riprendono alcuni servizi foto-giornalistici già pubblicati in Italia da "Mondo
Sommerso", e, opportunamente tradotti,
per la loro spettacolarità sono stati riproposti in Francia con differenti
impaginazioni, e, a volte,
anche con immagini diverse da quelle utilizzate nella versione italiana
originale
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UN PAPILLON AU SOLEIL
Trop souvent négligée par
les plongeurs français en mal d'exotisme, texte de Brigitte Cruickshank - photos de B. Cruickshank e Guido Picchetti |
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La Guadeloupe est formée de deux îles, disposées en ailes de papillon, séparées par un petit bras de mer bordé de vastes mangroves, mais réunies par un grand pont qui franchit la prétendue «Rivière Salée». Ces deux ailes sont très dif-férentes et asyrnétriques. Grand-Terre, aussi appelée l'île du Levant, est calcaire et le plus souvent plate; c'est le règne de la canne à sucre et, protégée par une bar-rière de corail, elle possède de charman-tes plages blanches. C'est ici que se trou-vent presque tous les hôtels et l'immense majorité des équipements touristiques. L'île de l'ouest, «Basse-Terre», comme son nom ne l'indique pas, a une formation géologique plus capricieuse, et certainement encore plus spectaculaire. Une chaîne de montagnes d'origine volcanique la traverse du Nord au Sud, grâce a laquelle elle est recouverte d'une |
forêt tropicale très verte. De fréquents cours d'eau se précipitent avec impétuosité dans ses vallées depuis la cîme du volcan encore en activité, «La Souffrière» étant, à 1467 mètres d'altitude, le point culmi-nant de toute la Guadeloupe. Avant d'aller a la découverte de la plus sauvage des deux îles, Basse-Terre, qui attire davan-tage et aussi parce que s'y trouve la réserve sous-marine Cousteau, notre destination plongée, nous nous offrons une découverte de cene île neuve que nous abordons. Nous nous trouvons a proximité de Saint François, et nous avançons vers la «Pointe des chateaux», promontoire rocheux protégé dans l'Atlantique. Le panorama est superbe: les longues vagues de l'Océan viennent se rompre contre les bastions et les îlots de dures roches sculptées. Le bleu profond de la mer se tranforme en couleur aigue-marine aux alentours des récifs, et ensuite explose en une dentelle d'écume blanche. Nous avons déjeuné à l'ombre d'une mar-quise de boìs ouverte aux caresses des Alizés, avec en fond sonore musical le fracas des vagues, après quoi, nous poursuivons notre tour le long de la Côte Sud. C'est le long des belles plages blan-ches de ce littoral que se trouvent la plu-part des structures touristiques de l'île. |
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Beaucoup d'hotels sont dotés de l'air conditionné, de piscine et de plage privée. Nous nous sommes arrétés au bord de la mer, aux alentours de Sainte Anne pour savourer la chaleur du soleil: un beau voilier qui rentre a la Marina de Gosier est au premier plan; à l'horizon le soleil s'enfiamme derrière la couronne de nuages presque permanents de la Souffrière. La silhouette sombre et montagneuse de Basse-Terre se détache sur l'horizon tout en nuances et vite saturé des couleurs d'un dramatique coucher de soleil. Il est temps de rentrer à l'hôtel et de déguster un bon «planteur» avant de dîner. Le lendemain, cap sur la plongée... Passé le «Col des Mamelles», ainsi nommé car il est flanqué de deux collines, nous voyons resplendir la mer, calme sous le vent. Presque face a nous pointent les Ilets Pigeon, dont les fonds sont si chers au Commandant Cousteau. Malgré l'interdiction de pêcher, et bien que la zone soit intitulée «Réserve Cousteau», les eaux alentour ne bénéficient pas encore d'une protection officielle, bien qu'un projet de loi destiné à sauvegarder ce bras de mer soit à l'étude. Sur la plage de la Malendure, nous sommes accueillis par Christian Rieussel, président du Nautilus Club. Le sable, dont la couleur noire révèle l'origine volcanique, est d'une très grande finesse, et la transparence de l'eau une invitation a la plongée. Nous ne tardons pas a nous retrouver, après un rapide trajet en bateau, dans un autre jardin exotique, sousmarin cette fois. Déjà, dans les premiers mètres, voici une fantastique prolifération d'éponges de formes et de couleurs différentes: a coussinet, en tuyau d'orgue, à oreilles d'éléphant, et des éponges |
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a calice tellement grandes que l'on
pourrait y entrer: le tout concentré sur quelques mètres carrés de fonds
marins. Plus profond, ce sont de grands éventails de gorgones violettes et
jaunes, dans une variation de couleurs que nous n'avons jamais vues nulle
part aux Caraïbes. Nous nous balançons doucement dans le courant. Et tout
autour de nous tourbillonnent les nombreux poissons typiques de la
barrière de corail, aucun d'entre eux ne se préoccupant de notre présence.
Par contre, il suffit de sortir un petit sachet de miettes de pain et l'on
est perdu dans un nuage d'amis colorés et affamés. |
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région est visible aussi sous l'eau: en plusieurs endroits, jaillissent des sources d'eau sulfureu-se. Un petit «cratère» marron privé de vie permet de localiser l'une des sources: l'eau visqueusequi en jaillit lentement est de 4 degrés plus chaude que l'eau environnante, comme l'indique le thermomètre. Mais le plus impressionnant, dans cette ambiance sous-marine, reste encore l'incroyable richesse et la variété de la vie benthique, une richesse qui nous paraîtra plus exceptionnelle encore lors d'une plongée nocturne: chaque corail mou semble abriter des milliers d'hôtes, et de superbes gorgones allongent dans l'obscurité leurs nombreux bras ramifiés, les étendant en éventail pour capturer le plancton dont elles se nourissent. Et toutes sortes d'oursins |
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aux couleurs inimaginables s'aventurent la nuit en dehors de leur cachette de jour! Je ne crois pas avoir jamais, en une seule immersion de nuit, parcouru aussi peu d'espace que durant cette première nocture au large de la plage de Melandure: ici, il suffit de s'arrèter et de regarder... Après une semaine de merveilleuses
plongées, nous rangeons nos équipements sous-marins et nous nous préparons
à explorer la planète terre. Nous planifions les journées encore
disponibles assis dans un fauteuil sur la terrasse du petit bungalow
plongé dans la verdure de la colline qui domine la zone des immersions. Parmi d'autres curiosités, il y la les cascades que l'on visite, la fantastique jungle tropicale, les mystérieux hieroglyphes gravés dans la roche par les antiques indiens Sarawak, immergés dans le splendide pare botanique de Trois-Rivières... Et puis les proches Iles «Les Saintes», et tant d'autres choses à ne pas manquer. |
LA PLONGÉE CRISTAL |
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copyright Guido Picchetti - 15/5/2009