da "LE MONDE DE LA MER" - Agosto / Settembre 1989

NB. - Si tratta di una serie di articoli  pubblicati sulla rivista francese "Le Monde de la Mer".
Riprendono alcuni servizi foto-giornalistici già pubblicati in Italia da "Mondo Sommerso", e, opportunamente tradotti,
per la loro spettacolarità sono stati riproposti in Francia con differenti impaginazioni, e, a volte,
anche  con immagini diverse da quelle utilizzate nella versione italiana originale


UN PARTERRE D'ETOILES
 


Petites bêtes sympathiques, inoffensives, que Ies enfants eux-mêmes
manipulent avec plaisir, symboles de la vie marine, remarquables
avec leur cinq bras colorés etvoyants : c'est l'image que l'on retient
 en premier lieu des étoiles de mer et on est bien tenté d'admettre
cette ìmage tant elle est positive. Mais qu'en est-il vraiment ?

texte de Giorgio Barletta - photos de Guido Picchetti

REDOUTABLES PRÉDATEURS
Les étoiles de mer appartiennent à l'embranchement des échinodermes au même titre que les oursins, les ophiures, les crinoïdes et les holothuries ou cocombres de mer. Ce son redoutables prédateurs, voraces et toujours à l'affût
d'une proie à enserrer de leur bras gloutons.
Ci-dessus et ci-contre
Ophidiaster ophidianus de Méditerranée.

L'orqu'on analyse la vie et la biologie des étoiles de mer on s'apperçoit que l'on s'illusionne aisément sur leur compte. Ce sont en réalité de véritables prédateurs, dotés de défenses efficaces et d'armes d'attaque très puissantes. En fait, ils correspondent d'avantage à des animaux de proie livrant d'âpres batailles pour leur survie qu'à de petits êtres faìbles et démunis, uniquement décoratifs.

On en compte aujourd'hui environ 2000 espèces vivantes dont 27 seulement en Méditerranée.  Quand on observe ces animaux

pour la première fois, leur forme en étoile à symétrie rayonnée apparaît comme la caractéristique la plus évidente. Mais cette forme ne correspond pas toujours aux divers spécimens que l'on peut rencontrer : il existe des étoiles pentagonales dont les cinq bras ne sont plus reconnaissables, d'autres avec un nombre de bras supérieur à cinq et pouvant aller jusqu'à cinquante ! Les bras sont parfois de dimensions inégales. Il s'agit alors d'ano-malies dûes à des traumatismes. Ces créatures subissent, en effet, des attaques de la part d'autres prédateurs qui peuvent entraîner  la mutilation  d'un bras  ou d'une partie de celui-ci.  Il

PROMPTES A SE RÉGÉNÉRER
La présence dans la nature d'individus dont le bras ont des longueurs différentes ou des extrémités plus fines et plus étroites (comme ci_dessous) témoignent des phénoménes de régénération dont l'étoile de mer est coutumiére. Parfois, un seul morceau de bras peut régénérer un individu tout tout entier. Ci-contre
Luidia ciliaris et page de droit Coscinaster tenuispina.

arrive aussi que l'étoile s'ampute elle-même, spontanément, pour échapper à un assaillant. Rien de grâve a celà. Sa capacité de régénération est telle qu'il lui est possible de réparer les morceaux sectionnés en très peu de temps, qu'il s'agisse d'un seul bras ou de la totalité d'entre eux. Bien plus étonnante encore est la faculté qu'ont les étoiles de générer un corps tout entier à partir d'un bras coupé et détaché. Ainsi, il n'est pas rare de trouver dans la mer des étoiles en forme de comète, avec un corps et des bras tout petits, présentant un seul bras de taille nettement plus importante.

Les étoiles ont des coloris souvent très vifs, caractéristiques des différentes espèces, dûs a des pigments de carotène. D'où les  couleurs  tirant  sur  le rouge,  l'orange,  le jaune  ou  bien

encore des tons polychrornes. Si ces pigments se trouvent associés a des protéines, les étoiles présentent alors une livrèe verte, violette, pour-pre, bleue ou marron.

Sur la face ventrale de l'animai, celle qui s'appuie sur le substrat, on remarque, au centre, le minuscule orifice de la bouche. Chacun des bras se trouve hérissé sur son pourtour de petites antennes terminées par des ventouses : ce sont les pieds ou ambulacres que l'étoile de mer allonge et rétracte tour a tour pour se déplacer ou se retourner.

Les Astéries possèdent un vaste estomac qu'elles sont capables d'expulser par la bouche pour digérer les grosses proies en dehors de leur corps.  Leur  alimentation  se compose  principalement  de

STARS EN GOGUETTE
Les étoiles de mer ne sont pas des championnes de sprint. La vitesse maximum enregistrée fait état de 75 cm/minute. Leurs formes et leurs couleurs sont très variables et sortent parfois de la classique symétrie à 5 branches. Ci-contre une
Marthasterias glacialis avec ses piquants et page de gauche l'Ophidiaster dans une position typique, sur une paroi de Méditerranée.

mollusques bivalves ou de gastéropodes, crustacés, oursins, ophiures et parfois même de petits poissons. Il n'est pas rare d'observer des cas de cannibalisme. Si la proie choisie est un mollusque bivalve, l'étoile de mer réussit a exercer une traction assez puissante avec ses pieds ambulacres de manière à écarter les deux parties de la coquille. Il lui suffit alors d'insinuer a l'intérieur son estomac «éjectable» et de digérer les parties molles du mollusque. Temps global de l'opération : une heure et demie environ pour forcer l'ouverture de la coquille, huit heures pour la dégustation et quasiment 24 h pour la digestion...

Les Astéries sont des animaux typi-quement nocturnes. Même si,  le jour,  elles  demeurent  en alerte,  c'est  la nuit  qu'elles

cherchent leurs proies. Elles sont capables de les détecter jusqu'à une douzaine de mètres de distance. Ceci grâce a une sensibilité non seulement tactile et visuelle mais par un phénomène chimique où se combinent le goût et l'odorat. Leurs ennemis sont peu nombreux : les plus redoutables sont des mollusques gastéropodes et quelques poissons. Du point de vue géographique la présence des étoiles de mer coincide avec les fonds les plus riches. Parmi ces zones la plus importante est la partie Nord-Est du Pacifique, le long des côtes de l'Alaska et du Canada occidental. Viennent ensuite les régions comprises entre l'Indonèsie, les Philippines et l'Australie d'une part et l'Antarctique d'autre part.

Texte : Giorgio BARLETTA - Photos : Guido PICCHETTI


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copyright Guido Picchetti - 16/5/2009